Quand les élus d’un territoire envahissent un tribunal !

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Aujourd’hui, c’était la dernière audience publique au Tribunal de Quimperlé. Sous la pluie, les Quimperlois étaient présent nombreux pour exprimer leur refus de cette décision prise sans aucune concertation.

Il y a deux ans, la ministre Rachida Dati, expliquait que les déménagements des tribunaux répondaient à des soucis d’économie et de meilleur accès à la justice. La fermeture des tribunaux bretons c’est 50 millions d’euros de dépense supplémentaire pour le ministère de la justice. C’est 150 000 euros de frais annuel supplémentaire pour la location de bâtiment pour accueillir le tribunal à Quimper.

Aujourd’hui après deux ans de combat, nous ne pouvons que constater que ces choix ont été fait dans la précipitation. Quels ont été les critères permettant de décider de la fermeture d’un tribunal qui répond à un véritable besoin ? Les élus attendent toujours des réponses. Le tribunal de Quimperlé fonctionne très bien. Il permet aujourd’hui une réelle justice de proximité.

Demain, les 50000 habitants du Pays de Quimperlé devront faire 100 kilomètres pour avoir accès à la justice. Ce n’est pas tolérable. Combien de personnes dans la difficulté, ne pouvant se permettre de prendre une matinée pour se rendre à Quimper abandonneront l’idée d’aller se défendre. La fermeture de ce tribunal c’est une justice à 2 vitesses. Pour certains aller à Quimper ne posera pas de réel souci. Pour d’autres, ce sera impossible.

Aujourd’hui la fermeture de ce tribunal, avec ses locaux convoités par la gendarmerie, c’est aussi le symbole d’un état tout puissant qui méprise la réalité des territoires.

Les gendarmes prennent la place des juges. L’image est forte.

Des élus de la République qui envahissent un tribunal. Une autre image forte, un message fort monsieur le Président.


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